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Chaire ITECC

Emb-i-Pack : entre recyclage et réemploi, l’entreprise donne une seconde vie aux bidons professionnels

Bidons professionnels réemployés par Emb-i-Pack

Déjà spécialiste du réemploi des citernes de 1 000 litres, l’entreprise Emb-i-Pack vient de relever un défi plus complexe : laver et revendre des bidons de 20 litres. Si le reconditionnement de ces derniers était jusqu’à présent trop peu rentable, le marché prend un virage grâce à la hausse du prix des matières premières et à un contexte réglementaire favorable. Juillet 2026 Collecter, laver, puis réutiliser. Voici l’idée simple d’Emb-i-Pack, entreprise d’Indre-et-Loire qui mise sur le réemploi des bidons plastiques industriels. Ces emballages professionnels, qui peuvent contenir des huiles, des produits chimiques ou des produits de nettoyage, sont très polluants et souvent à usage unique, alors qu’ils pourraient être réutilisés : ce geste permettrait de réduire de 97 % les émissions de gaz à effet de serre liées à leur production*. Pour développer cette économie circulaire, Emb-i-Pack a investi 350 000 euros en 2024 dans une ligne de lavage spécifiquement développée pour les bidons de 20 litres. « Nous sommes cependant contraints par deux phénomènes : les dimensions des bidons, qui ne sont pas standardisées, et des designs anti-goutte qui ne permettent pas de sécher à 100 % l’emballage », observe Mathieu Bernard, gérant d’Emb-i-Pack. La PME s’est ainsi associée avec un metteur en marché de produits d’hygiène, dont les dimensions sont toutes les mêmes. Être rentable Le réemploi des contenants ne date pas d’hier chez Emb-i-Pack. Créée en 2008, la PME s’est d’abord développée dans l’économie circulaire en réemployant des grandes cuves et des conteneurs-citernes de 1 000 litres (IBC, pour Intermediate Bulk Container), un marché déjà bien établi, porté avant tout par des considérations économiques. « Il faut seulement quelques litres d’eau pour laver ces IBC, dont les dimensions sont standardisées : ce marché est économiquement viable », explique Mathieu Bernard. Cette activité représente déjà plus de 70 % du chiffre d’affaires de l’entreprise. Jusqu’à présent, pour les bidons de 20 litres, la consommation d’eau et le traitement nécessaire au nettoyage restaient trop chers par rapport au prix d’achat d’un bidon vierge. Cependant, Emb-i-Pack a optimisé le processus de lavage, en réutilisant l’eau, en séquençant le protocole et en trouvant un compromis optimal entre la durée, la pression et la température de l’eau. En parallèle, la hausse du coût des matières premières et à la future entrée en vigueur de la loi REP emballages professionnels renversent la balance.  L’entreprise accompagne aujourd’hui des acteurs de nombreux secteurs, parmi lesquels les fabricants de produits d’hygiène et d’entretien, les distributeurs de produits chimiques, l’agroalimentaire, le bâtiment ou encore l’automobile. Des entreprises comme Hydrachim, Stockmeier, Ecolab ou Kersia ont ainsi fait le choix d’intégrer des bidons réemployés dans leurs activités. « Kersia nous a notamment soutenus et fortement incités à développer le réemploi des bidons, qu’elle a elle-même baptisés « Clean Pack », explique le dirigeant. Cet engagement des metteurs en marché a permis de consolider le modèle économique : « nous arrivons désormais sur un modèle porteur, où le bidon de 20 litres propre est revendu moins cher qu’un emballage neuf. » Résultat, si en 2024, seuls quelques milliers de bidons de 20 litres ont été nettoyés et revendus, ce chiffre monte à 60 000 en 2025 et devrait atteindre 160 000 en 2026. Au fil des ans et des projets, l’ADEME a accompagné l’entreprise dans ses investissements : au total, près de 900 000 euros d’aides ont été attribués. Ne rien jeter En plus du réemploi, Emb-i-Pack est spécialiste du recyclage, notamment pour les bidons trop abîmés pour être nettoyés : « il n’y a pas à choisir entre réemploi et recyclage : ce sont deux activités complémentaires », explique Mathieu Bernard. Ainsi, l’entreprise dispose d’une usine spécialisée dans la collecte et le broyage des emballages : la matière obtenue est ensuite réincorporée dans la fabrication de nouveaux produits. « Une partie de ce plastique broyé est ensuite utilisée pour des tuyaux, mais nous voulons cibler en priorité la réincorporation : l’idéal est que ce déchet de bidon puisse être transformé en un nouveau bidon. » Selon l’analyse du cycle de vie menée par l’entreprise, introduire 25 % de matière recyclée dans la fabrication d’un bidon permet de réduire de 21 % les émissions de gaz à effet de serre associées à la production de celui-ci*. *Source : donnée issue de ACV d’Emb-i-pack réalisée avec Altyor sur les bidons de 22,5 litres. Source de l’article : https://infos.ademe.fr/economie-circulaire-dechets/2026/entre-recyclage-et-reemploi-lentreprise-emb-i-pack-donne-une-seconde-vie-aux-bidons-professionnels/?utm_campaign=Newsletter_ADEME_INFOS_431&utm_source=Connect&utm_medium=email

Salon Pollutec Paris 1 & 2 décembre 2026

Pollutec, c’est le rendez-vous incontournable des acteurs engagés en faveur de l’environnement. Le salon réunit les solutions les plus innovantes pour accélérer la transition écologique et développer de nouveaux marchés. Lien : https://www.stepbypollutec.com/fr-fr.html

Journée thématique sur les vêtements professionnels, le 18 juin 2026 à l’Itech

Une journée technique dédiée aux vêtements professionnels EPI Pour la première fois en France, une journée technique est dédiée aux vêtements professionnels relevant de la catégorie des équipements de protection individuelle (EPI), avec un focus particulier sur les tenues haute visibilité (THV). Organisée conjointement par ORÉE / ITECH, avec le soutien de l’ADEME, cette rencontre s’inscrit dans la continuité des travaux du Club Métiers Économie circulaire & Textiles (CMECT), qui fédère depuis plus de dix ans les donneurs d’ordre, les fabricants et les industriels du traitement des matières en fin de vie. Face à un enjeu majeur — trouver des alternatives à l’incinération des textiles professionnels —, cette journée technique a pour ambition de rassembler l’ensemble des acteurs de la filière afin de partager les avancées de projets tels que FREPI*, d’explorer les défis spécifiques liés à l’écoconception et au recyclage des EPI et d’identifier collectivement les leviers d’action pour accélérer la transition vers des modèles plus circulaires. Au cours de cette journée, les participants pourront bénéficier de retours d’expérience, d’éclairages techniques et juridiques, ainsi que d’échanges entre acteurs engagés, afin de mieux comprendre les conditions de développement de solutions opérationnelles pour la valorisation des vêtements professionnels. Informations pratiques Jeudi 18 juin 2026de 8h45 à 18h30 87 Chemin des Mouilles, 69134 Écully cedex(ITECH Lyon) Devenez exposant gratuitement ! Un espace d’exposition sera mis à disposition des participants souhaitant valoriser leurs travaux, produits ou initiatives (vêtements, fils, kakémonos, démonstrateurs, etc). Profitez de cette opportunité pour présenter vos activités et installer gratuitement votre stand dans un espace dédié tout au long de l’événement. Si vous souhaitez exposer, merci de nous contacter directement à l’adresse suivante :michel.lopez@itech.fr. Programme Matinée Accueil café Mot d’accueil Direction (ou représentant), ITECH Lyon Adèle OPALINSKI, Cheffe de projet Économie circulaire et Reporting RSE/ESG, ORÉE Allocution institutionnelle Nolwenn TOUBOULIC, Ingénieure en charge des textiles, papier-cartons et bois, ADEME Présentation du programme Michel LOPEZ, Délégué Général de la chaire Economie circulaire industrielle, ITECH Lyon REX FREPI : résultats (FREPI 1) et perspectives (FREPI 2) Clara POTTON, Directrice, OVVIO et COOPTEX Table ronde « Filière textile : enjeux juridiques, économiques et recherche » Nicolas FOSSEUX, Expert juridique, Commission européenne Éric BOEL, Dirigeant, Les Tissages de Charlieu et Nouvelles Fibres Textiles Julie RAFTON-JOLIVET, Déléguée générale, Techtera Laure CRAPARD, Déléguée générale, SYNAMAP Déjeuner DÉJEUNER Après-midi Formation et montée en compétences Claire ROFFIDAL, Ingénieur Enseignant Chercheur Textile & Référent pédagogique majeure Textile, ITECH LYON Mobilisation des fédérations professionnelles [À venir] Écoconception et transformation industrielle [À venir], Coverguard Réparation textile : enjeux et solutions opérationnelles Karine DA SILVA, Fondatrice et Présidente, Georges SA Table ronde « Développement de filières » Becher AL AWA, Président, Ain Fibres [À venir], Recyc’Elit David MARIAC, Responsable Achat, SNCF Clôture Michel LOPEZ, Délégué Général de la chaire Economie circulaire industrielle, ITECH Lyon Cocktail COCKTAIL (Autres intervenants à venir) À propos du projet FREPI *Après les projets FRIVEP (Filière de Réemploi et Recyclage Industrielle des Vêtements Professionnels) puis FIREX (Filière Industrielle de Recyclage des textiles), qui ont permis de structurer des premières solutions de recyclage pour les vêtements professionnels dits « Images », ORÉE coordonne depuis 2023, avec le soutien de l’ADEME, le projet FREPI (Filière de Recyclage des EPI). Ce projet vise à améliorer le traitement et la valorisation des différentes matières des THV. Contact Adèle OPALINSKICheffe de projet Reporting RSE/ESGet Économie circulaireopalinski@oree.org01 48 24 31 36

L’économie de la fonctionnalité au service du recyclage chimique des textiles

Source : www.actu-environnement.com (publié le 15/04/2026) Textile polyester : du démonstrateur au procédé industriel de recyclage chimique en boucle fermée À partir de maillots de sport en fin de vie, Nolt et Recyc’Elit expérimentent une boucle fermée textile-to-textile. Un cas concret qui éclaire les avancées techniques… mais aussi les conditions industrielles et économiques du passage à l’échelle. Le recyclage textile-to-textile a longtemps été confronté à une limite bien identifiée : la difficulté à traiter des textiles complexes sans dégrader la qualité de la matière recyclée. Les vêtements techniques, en particulier, associent des fibres et des composants qui complexifient leur valorisation en fin de vie. Le partenariat entre Nolt, équipementier sportif éco-responsable et Recyc’Elit, entreprise française développant un procédé breveté de recyclage chimique, permet d’éclairer concrètement cette problématique. À partir de maillots de sport usagés collectés auprès de clubs, l’expérimentation vise à reconstituer une matière apte à être réutilisée dans la fabrication de nouveaux produits, dans une logique de boucle fermée. Dès les premières étapes, une réalité s’impose : celle de l’hétérogénéité des gisements. Les textiles collectés présentent des compositions variables, mêlant polyester et élasthanne, mais aussi des couleurs et des marques multiples. Cette diversité, qui reflète l’usage réel des produits, constitue l’un des principaux freins au recyclage. Retour aux sources C’est précisément sur ce point que le choix du recyclage chimique prend tout son sens. Là où les approches mécaniques travaillent à l’échelle de la fibre et se heurtent à une dégradation progressive des propriétés, le procédé mis en œuvre ici opère à l’échelle moléculaire. Le polyester, ou polyéthylène téréphtalate (PET), est dépolymérisé pour être reconverti en ses constituants de base, notamment le diméthyl téréphtalate (DMT). Ce retour au monomère permet de s’affranchir de contraintes majeures liées à la couleur, à l’usage ou à l’origine du textile. Dans le même temps, le procédé permet de séparer l’élasthanne, généralement considéré comme un perturbateur des filières de recyclage. Sa récupération, validée par des preuves de concept (POC) ayant déjà pu être réalisées sur des gisements post-production, ouvre la voie à des travaux de valorisation spécifiques, encore en développement pour les gisements post-consommateurs. Le retour au monomère ne constitue toutefois qu’une étape intermédiaire. L’enjeu réside dans la capacité à reconstituer une matière compatible avec les exigences des chaînes de production. Le DMT issu du recyclage est ainsi réintroduit dans un procédé de polymérisation, en association avec du monoéthylène glycol (MEG), pour reformer du PET. Le matériau obtenu, sous forme de granulés, est ensuite transformé en fil textile avec un niveau de qualité équivalent à ceux issus de matières vierges. Sécuriser la ressource Au-delà de la performance technique, ce type d’approche pose une question structurante pour la filière textile : celle de l’origine de la matière recyclée. Aujourd’hui, la grande majorité du polyester recyclé utilisé dans le textile provient du recyclage de bouteilles plastiques. Ce modèle, largement répandu, montre néanmoins ses limites. D’une part, il repose sur un détournement de flux qui devraient, à terme, être réintégrés dans des boucles fermées bottle-to-bottle (de bouteille à bouteille), sous l’effet notamment des évolutions réglementaires européennes. D’autre part, il crée une dépendance à une ressource externe au secteur textile. Dans ce contexte, le recyclage textile-to-textile apparaît comme une alternative structurante. Il permet de produire une matière directement issue des déchets textiles eux-mêmes, et de construire une forme d’autonomie en matière d’approvisionnement. Cette évolution soulève également des enjeux de souveraineté industrielle, en lien avec la capacité à maîtriser localement les flux et les procédés de transformation. Les premiers résultats du projet permettent aujourd’hui de boucler une chaîne complète, depuis la collecte de textiles post-consommateur jusqu’à la fabrication de nouveaux produits. Cette démonstration constitue une avancée significative. Elle marque le passage d’une logique expérimentale à une mise en œuvre en conditions proches de l’industriel. Pour autant, les volumes traités restent encore limités. Les capacités actuelles, de l’ordre de quelques tonnes par an, correspondent à des échelles de démonstrateur. Le passage à l’échelle suppose des investissements importants, mais aussi une sécurisation des flux de matière en amont. Sécuriser le gisement avec l’économie de la fonctionnalité C’est sur ce point que les questions économiques rejoignent les enjeux techniques. À ce stade, les matières issues du recyclage textile restent plus coûteuses que les matières vierges, notamment en raison des étapes de préparation des gisements et de la montée en puissance progressive des procédés. Toutefois, leur impact sur le prix final des produits reste contenu, la matière ne représentant qu’une part du coût global d’un vêtement. Dans ce contexte, Nolt expérimente des modèles économiques alternatifs, en particulier basés sur l’économie de la fonctionnalité. Plutôt que de vendre les équipements, l’équipementier propose des solutions de location sur plusieurs saisons. Ce type de modèle permet à la fois d’amortir les surcoûts sur la durée et de garantir la récupération des produits en fin de vie. Cette maîtrise du cycle de vie constitue un levier déterminant. Elle permet de sécuriser les gisements nécessaires au recyclage et de rendre opérationnelle la logique de boucle fermée. Autrement dit, le modèle économique devient un outil au service de la performance technique. Le projet porté par Nolt et Recyc’Elit illustre ainsi une phase charnière pour le recyclage textile. Les avancées technologiques permettent désormais d’envisager le traitement de textiles complexes dans des conditions proches de l’industriel. Mais leur déploiement à grande échelle dépendra de la capacité à articuler innovation, structuration des flux et évolution des modèles économiques. Si la boucle peut désormais être fermée, reste à amorcer les conditions pour qu’elle puisse l’être durablement. C’est précisément la raison du soutien apporté au projet par Refashion, l’éco-organisme agréé pour la filière REP des Textiles d’habillement, Linge de maison et Chaussures (TLC). Article publié dans le cadre d’un entretien entre Paul-Emmanuel Guinard, Co-fondateur et Directeur Général de Nolt, Marine Perraud, Responsable projets collaboratifs et partenariats, Recyc’Elit et David ASCHER, directeur de publication d’Actu-Environnement en préparation du Recycle Summit 2026 organisé par Refashion. Texte rédigé avec le concours de l’IA.

Salon du FIP du 2 au 5 juin à Lyon

Durant 4 jours, le salon réunira l’écosystème de la filière plasturgie avec en son cœur des thématiques fortes telles que la durabilité, l’innovation et la technologie. Lien : https://www.f-i-p.com/fr

Salon Produrable de 30 sept & 1 oct 2026 

Depuis 17 ans, PRODURABLE s’impose comme l’événement professionnel phare dans l’agenda du développement durable et de la RSE en Europe. L’événement propose une approche concrète et opérationnelle du développement durable. Lien : https://www.produrable.com/